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L’emploi des personnes Épileptiques

Le travail, dans la mesure où il renforce la vigilance, possède une action anticrise dans la vie quotidienne de la personne épileptique et permet de mener une vie normale. Dans la majorité des cas, l’épilepsie peut être stabilisée par un traitement médicamenteux, une hygiène de vie adaptée ou une intervention chirurgicale.

Pour la personne épileptique en situation de travail, il est essentiel d’avoir une vision réaliste de son épilepsie : est-elle contrôlée ? Existe-t-il un symptôme prévenant de l’arrivée de la crise ? Les activités qui mettraient en danger les autres ou sa propre vie sont à exclure. Des règlements administratifs ferment l’accès à certaines professions.

L’employeur est responsable civilement et pénalement des conditions de travail et de sécurité de son personnel et il peut être poursuivi pour négligence ou faute. Si le candidat a un emploi a la conviction que sa maladie ne perturbe pas ni de constitue un danger, il n’est pas nécessaire qu’il évoque son épilepsie, dans la mesure où un autre candidat pourrait lui être préféré.

En revanche, la visite médicale d’embauche est l’occasion de s’entretenir de son épilepsie avec le médecin du travail. C’est le médecin qui décidera en toute conscience, d’accorder ou non l’aptitude pour l’emploi considéré. Le médecin du travail est tenu au secret professionnel vis à vis de l’employeur. Il pourra aussi aider, de manière préventive, à l’aménagement du rythme et des conditions de travail.

Si certes les personnes épileptiques n’ont pas plus d’accidents du travail que les autres, il est dans certains cas préférable de prévenir ses collègues et son employeurs de certains troubles liés à l’épilepsie, au moment opportun, en prévoyant ce qui va être dit. Le médecin du travail peut apporter son concours dans ces explications. Être juste dans les explications de la maladie réduira l’anxiété des collègues de travail et leur permettra de mieux agir en cas de crise.

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicap (RTH) peut être sollicitée par ceux qui rencontrent des difficultés d’insertion. Les entreprises de plus de 20 salariés sont tenues d’employer au minimum 6% de travailleurs handicapés (loi n°87517 du 10 juillet 1987). La personne épileptique doit donc décider si la RTH peut être avantageuse ou non pour elle. Elle peut être aidée par la MDPH, son médecin traitant, la CNDAPH et les associations.

Pour en savoir plus :

Travail et Epilepsies, Association Ariane - Epilepsie

Epilepsie & emploi, Epilepsie-France

Epilepsie et travail, EPI Bretagne

Le travail et l’épilepsie, Ligue Suisse contre l’Epilepsie